Recherche   GO!
 

Corporation des pilotes

du Bas-Saint-Laurent

       

Accueil > À propos de nous
 
  À propos de nous
  Notre rôle

Les pilotes de la Corporation des pilotes du Bas-Saint-Laurent jouent un rôle primordial pour la sécurité du transport maritime sur le fleuve Saint-Laurent entre Les Escoumins et Québec, ainsi que sur la rivière Saguenay. Comme iIs sont les premiers à monter à bord quand le navire entre en eaux canadiennes, leur rôle est d’autant plus important qu’ils ont le devoir d’aviser les autorités au cas où le navire ne respecterait pas la réglementation canadienne. De plus, les pilotes possèdent une connaissance approfondie de tous les dangers que ce majestueux et si important fleuve comporte tels que ses écueils, ses courants et ses conditions difficiles de navigation. Leur expertise est essentielle pour guider les navires qui y transitent.

Le premier regroupement de pilotes au Canada a été créé en 1860 sous le nom de Corporation des pilotes pour le Havre de Québec et au-dessous. En 1960, la Corporation des pilotes du Bas-Saint-Laurent a pris la relève et poursuit la mission de cette première corporation.

La Corporation administre son propre programme de formation et d’entraînement des personnes qui désirent devenir pilote. Elle dispose d’ailleurs, pour ce faire, d’un Centre de simulation et d’expertise maritime ultramoderne.



Notre histoire


Un fleuve aux milles écueils

Le Saint-Laurent n’est pas qu’un long fleuve sans entrave, bien au contraire. Les premiers navigateurs ont découvert les importants écueils que la nature avait laissés tout au long de son parcours. C’est donc dans l’inconnu, aux risques et périls de leur vie, que les premiers navigateurs s’aventuraient dans le golfe, l’estuaire puis le fleuve.


1608
À compter de la fondation de Québec par Champlain en 1608, de plus en plus de navires font la navette entre la Nouvelle-France et la mère patrie. Il devient alors plus qu’important d’assurer la sécurité de la navigation sur le fleuve. Bien qu’on établisse des cartes assez détaillées pouvant aider les capitaines, les Français se refusent d’instaurer des aides à la navigation comme des phares ou des bouées qui auraient pu être utiles aux Anglais lors d’une invasion par le fleuve. Il ne fallait pas leur tracer la route, quand même!

D’ailleurs, cette stratégie a particulièrement été efficace en 1711 alors que l’amiral anglais Murray vit une bonne partie de sa flotte s’échouer dans la région de l’Île-aux-Œufs!

1640
La solution : le pilotage

Il fallait donc trouver une solution pour assurer la protection des vaisseaux et des équipages qui s’engageaient dans le Saint-Laurent. C’est ainsi que les administrateurs de la colonie ont eu recours à des pilotes expérimentés, qui connaissaient bien tous les pièges du fleuve, pour guider les navires. Le premier pilote du roi, vers 1640, ne serait nul autre qu’ Abraham Martin, celui-là même qui laissa son prénom aux plaines d’Abraham.

1671
En 1671, le Collège des Jésuites de Québec inaugure les premiers cours pour former des pilotes maritimes spécialisés dans la navigation sur le fleuve Saint-Laurent. Après la conquête, les administrateurs anglais maintiendront l’obligation de confier le destin des navires aux soins des pilotes maritimes.

1805 En 1805, le Parlement du Bas-Canada fonde une corporation publique, la Maison de la Trinité de Québec, ayant la responsabilité d’améliorer l’efficacité et la sécurité de la navigation par l’installation de bouées, de balises et de phares. Elle a également l’autorité en ce qui concerne la réglementation du pilotage, des pilotes et de la formation de leurs apprentis.

 
Avant 1860 Une concurrence féroce aux conséquences dramatiques

Le pilote maritime de cette époque était ce qu’on appellerait aujourd’hui un « travailleur indépendant et en compétition avec les autres pilotes ». Il possédait sa propre chaloupe à voiles et s’élançait sur le fleuve – parfois dans des conditions climatiques difficiles – pour atteindre, avant les autres, un navire s’apprêtant à entrer dans le fleuve.

Cette folle compétition entre les pilotes provoqua de nombreux décès causés par le chavirement de leur chaloupe ou de leurs goélettes, en raison des mauvaises conditions climatiques. Ainsi, entre 1819 et 1855, pas moins de 129 personnes – pilotes, apprentis et engagés y ont perdu la vie dans les eaux froides du fleuve.

1860
La plus ancienne corporation de pilotes en Amérique du Nord

Le 19 mai 1860, le Parlement du Canada-Uni adopte une loi, demandée par les 250 pilotes, afin de créer la Corporation des pilotes pour le Havre de Québec et au-dessous. Grâce à cette corporation, dont l’adhésion est obligatoire pour tous les pilotes, la libre concurrence est abolie et remplacée par un système d’affectation à tour de rôle.

1960
Un siècle plus tard, le 9 mai 1960 plus précisément, une charte fédérale regroupe les 90 pilotes de la circonscription de Québec au sein de La Corporation des Pilotes du Bas-Saint-Laurent.

L’historien Jean Leclerc a édité quelques documents sur l’histoire de la Corporation des pilotes du Bas-Saint-Laurent.


Territoire desservi

Les pilotes de la Corporation des pilotes du Bas-Saint-Laurent ont la responsabilité de faire transiter les navires en toute sécurité dans la circonscription n° 2 de la région des Laurentides – la plus ancienne au Canada – qui comprend la section du fleuve Saint-Laurent entre Les Escoumins et le Port de Québec. Ils assument également la navigation sur la rivière Saguenay. Cela représente un parcours de pilotage continu de 123 milles pour un trajet entre Québec et Les Escoumins et de 172 milles pour un trajet entre Québec et Port-Alfred, des parcours parmi les plus longs du monde!

Plus précisément, selon le Règlement de l'Administration de pilotage des Laurentides, cette circonscription comprend les eaux qui se situent entre une ligne tirée en travers du fleuve Saint-Laurent à un point situé par 71°20' de longitude O., et une ligne tirée en travers du fleuve Saint-Laurent sur un relèvement de 121° (V) à un point situé par 48°20'48" de latitude N. et 69°23'24" de longitude O., y compris la rivière Saguenay.
 

 

Le simulateur : un outil indispensable à la formation

Pour parfaire la formation de ses pilotes, la Corporation des pilotes du Bas-Saint-Laurent a acquis un simulateur de navigation ultramoderne qui reproduit, entre autres, une timonerie avec une vision de 330 degrés. Ce simulateur recrée avec réalisme les conditions de navigation sur le fleuve, qui y est reproduit avec ses côtes, ses fonds marins, ses courants et ses repères visuels.

Le pilote breveté ou l’aspirant pilote en stage au Centre peut expérimenter diverses conditions de navigation, simuler des situations d’urgence, s’entraîner à faire des manœuvres particulières ou se familiariser avec les instruments de navigation qui sont différents d’un navire à l’autre.

Les différentes timoneries, pouvant reproduire n’importe quelle région ou port du monde, fonctionnent en interrelation et permettent à plusieurs pilotes de les utiliser en même temps pour recréer les conditions où plus d’un navire se retrouvent simultanément dans un même secteur.

   
  ^ Haut de page