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Corporation des pilotes

du Bas-Saint-Laurent

       

Un fleuve
 
 
 
 
 
 
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  La navigation
 
La navigation sur le fleuve Saint-Laurent est l’une des plus périlleuses au monde. Au fil des ans, de nombreuses aides à la navigation (phares, bouées, amers) ont été ajoutées pour aider les pilotes à assurer le transit sécuritaire des navires.

Toutefois, dans le but de rationaliser les dépenses, certaines de ces aides à la navigation ont aujourd’hui disparues. Malgré l’avènement des nouvelles technologies (radar, sondeur et GPS), ces aides plus « traditionnelles » s’avéraient encore fort utiles aux pilotes. Ces derniers ont donc dû développer d’autres repères visuels le long du parcours pour être en mesure de naviguer de façon sécuritaire, notamment en cas de panne des instruments électroniques!


Les phares

Un phare est une tour élevée portant un puissant foyer de lumière pour guider les navires. Il s’agit sans doute du premier grand outil servant d’aide à la navigation puisque dans l’Antiquité, les Grecs et les Romains les utilisaient déjà.

Pour des raisons de sécurité que nous avons invoquées plus haut, le premier phare sur le Saint-Laurent ne verra le jour qu’en 1809 sur l’Île Verte au large de Tadoussac. Il sera suivi de plusieurs autres et le nombre atteindra son apogée vers 1867, alors qu’on en compte un total de 23.
Les phares ont aussi fait les frais de la rationalisation des dépenses. L’automatisation des phares, durant les années 1960, a fait disparaître le métier de gardien de phare, mais aussi beaucoup de structures qui ont été laissées à l’abandon ou détruites. La plupart des structures restantes servent aujourd’hui de lieux touristiques.

 
Les bouées et les balises

La bouée est un corps flottant maintenu à poste fixe ancré sur le fond. Elle sert à marquer un parcours ou chenal obligatoire, dangereux ou interdit à la navigation pour certaines catégories de bateaux et elle peut aussi indiquer le côté de contournement d'un obstacle. Suivant l'endroit où elle est utilisée, ses couleurs et dimensions varient en fonction d'un code normalisé.

Les balises sont constituées d'un corps, d'un voyant qui coiffe l'extrémité et d'un feu qui permet d'identifier la balise de nuit. La signification de la balise est fournie par sa couleur, sa forme et le type de signal qu’elle émet. La nuit, le feu visible généralement de plusieurs milles permet d'identifier la balise par la durée des périodes de lumière et d'extinction.

Certaines balises sont équipées de signaux de brume actionnés par la houle ou par une source d'énergie extérieure.

 
La navigation hivernale

Naviguer sur le fleuve en hiver et opérer un navire dans les glaces peut s’avérer une mission longue et difficile pour un navigateur qui n’y est pas adéquatement préparé. Au cours de sa formation, le pilote apprendra donc à travailler dans ces conditions hivernales qui peuvent continuellement changer.

Selon les conditions météorologiques qui prévalent au moment du transit, le transbordement du pilote peut s’avérer considérablement difficile pour le pilote. En hiver, en raison de la présence des glaces sur le fleuve et du frasil qui peut parfois se former, le navire peut connaître des difficultés de propulsion.

Les grands froids sont aussi sources de plusieurs autres problèmes et les aides à la navigation sont également moins présentes.

La navigation dans les glaces exige des précautions particulières, ainsi que des connaissances spéciales. La formation aguerrie et l’expérience acquise par les pilotes s’avèrent donc un outil précieux pour la navigation dans ces conditions!

 
     
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